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14 janvier 2022

Recrutement : il faut être prêt à négocier le salaire

Indiquer le salaire dans l’offre d’emploi ou pas ? Pour l’heure, seule une minorité d’entreprise l’indique clairement. Une attitude d’autant plus paradoxale en période de pénurie de main-d’œuvre que plus de la moitié (55 %) des candidats indiquent être moins susceptibles de postuler et que plus de 90 % des protagonistes, qu’ils postulent ou recrutent, ont en tête une fourchette de la rémunération souhaitée ou à proposer. Tirés de la dernière étude rendue publique par Hellowork début janvier 2022, ces données illustrent encore une fois la place centrale du salaire dans la phase de recrutement.

Dans le cas le plus fréquent, lorsque l’offre d’emploi ne mentionne pas clairement la rémunération, plus de la moitié (55 %) des recruteurs évoquent la question dès le premier entretien téléphonique afin d’éviter de consacrer du temps à un entretien approfondi puis de se retrouver bloquer par ce sujet. Une attitude qui n’est donc pas généralisée malgré cet argument rationnel. Près de quatre recruteurs sur dix n’évoquent la rémunération que lors d’un entretien physique. Un point cependant fait consensus : c’est au recruteur d’aborder le premier cet aspect. Cette opinion est partagée par 81 % des candidats et 87 % des professionnels du recrutement.

Comment parvenir à s’accorder sur le montant du salaire ? Seule une infime minorité (10 %) des recruteurs refuse toute négociation, pour l’instant du moins. Pour les autres, la négociation est ouverte puisque 80 % des candidats et des professionnels du recrutement se disent prêts à relancer les échanges si la première offre n’est pas satisfaisante. Qui est prêt à bouger dans un tel cas de figure ? Si les trois quarts des candidats (76 %) se disent prêts à réduire leurs prétentions de rémunération si le poste les intéresse particulièrement, les recruteurs font aussi preuve de souplesse : près de neuf sur dix (89 %) sont prêts à augmenter leur offre de salaire si le candidat présente un profil qui dépasse leurs attentes. Enfin, l’enquête relève que les avantages proposés, tels que les tickets-restaurant, la participation aux bénéfices ou l’intéressement, peuvent constituer un argument qui peut conduire les candidats à réduire leurs prétentions salariales. Pour près des trois quarts d’entre eux (71 %), ces éléments sont à prendre en compte. En 2022, les échanges lors des recrutements ont toutes les chances d’être animés.

 

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